Un détenu se filme en direct sur Periscope depuis sa cellule… et écope de 6 mois de prison supplémentaires

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L’application Periscope bénéficie actuellement d’une exposition sacrément conséquente en France. En partie grâce au “buzz” Serge Aurier, et à ce détenu qui avait défrayé la chronique en diffusant, via le service, une vidéo en direct de la prison de Béziers.

Mais voilà : il n’aura pas fallu bien longtemps pour que la justice ne décide de s’emparer de ce dossier. Résultat : le détenu fervent de Periscope, apparu sur le service à visage découvert, un joint à la main, son smartphone dans l’autre, vient de voir sa peine rallongée de six mois – il était alors passible de 5 ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende, le procureur avait pour sa part réclamé 10 mois de prison ferme -.

Il faut dire que le jeune homme, âgé de 20 ans, n’avait pas lésiné sur la provoc’, affirmant lors de sa session vidéo que « la prison, c’est un petit Club Med ». Sans doute aussi pertinent que ces cambrioleurs ayant décidé de filmer leurs casse à l’aide d’un mobile, avant de se rendre compte qu’ils avaient relayé leur larcin en direct là encore sur Periscope !

Mine de rien, cette affaire permet d’évoquer à nouveau l’épineuse question de la pertinence des brouilleurs d’ombres dans les prisons. Mais comme l’a expliqué le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas sur Europe 1 au début de la semaine, mettre en place une telle technologie n’est pas forcément simple. Ne serait-ce parce que « sinon toutes les habitations qui sont autour des prisons vont être brouillées ». Effectivement.

 

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