Nous voyagerons un jour dans l’espace à bord de ce vaisseau

 

 

Tourisme spatial : Virgin Galactic dévoile Unity, le nouveau SpaceShipTwo

Seize mois après le crash du premier prototype qui a coûté la vie au pilote d’essai Michael Alsbury, Virgin Galactic a dévoilé Unity, le nouvel exemplaire du SpaceShipTwo, son avion suborbital qui doit ouvrir la voie du tourisme spatial. Aucune date n’a cependant été communiquée quant à un vol d’essai et encore moins un vol de transport de passagers.

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La décennie 2010 aurait dû être celle du lancement des services commerciaux de tourisme spatial. Pourtant, force est de constater que tous les projets présentés à la fin des années quatre-vingt-dix peinent à décoller. La plupart ont été abandonnés. Seuls certains tirent leur épingle du jeu comme le New Shepard de Blue Origin ou le Lynx de XCor Aerospace. Quant au SpaceShipTwo, cloué au sol depuis le crash d’un prototype en octobre 2014, une nouvelle version vient d’être présentée en grande pompe. Elle a été baptisée par la petite-fille du milliardaire Richard Branson à l’aide d’une bouteille de lait.

D’apparence, ce véhicule est très similaire à la première version. On note toutefois quelques différences notables telles que des stabilisateurs horizontaux plus importants sur la double dérive de l’avion.

Cette deuxième version du SpaceShipTwo intègre également quelques améliorations qui tiennent compte du retour d’expérience des premiers vols d’essai mais aussi des changements qui sont une conséquence directe de la perte en vol du premier appareil.

En effet, à l’époque, l’enquête avait montré que le copilote, Michael Alsbury, décédé dans le crash de l’appareil, aurait déclenché trop tôt le système de freinage, qui soulève la queue de l’appareil, provoquant une instabilité aérodynamique et faisant déborder le véhicule de son domaine de vol. Le tableau de bord du nouveau véhicule intègre donc un dispositif qui prévient quand il est dangereux d’actionner le levier de déploiement des ailerons pivotants de l’appareil.

Virgin Galactic fait le pari du moteur hybride

Quant à la motorisation, élément clé de la mise au point de l’engin, Virgin Galactic parie toujours sur un moteur hybride qui fonctionne avec un mélange d’un combustible sous forme solide et un oxydant liquide.

L’entreprise s’en tient ainsi à un carburant à base de polybutadiène hydroxytéléchélique (PBHT) (aussi utilisé au quotidien comme gomme synthétique pour les pneus) et de protoxyde d’azote (N2O) (aussi appelé gaz hilarant). Des avancées auraient été réalisées dans ce domaine malgré les incertitudes autour de ce moteur, dont les performances ont toujours été en deçà de ce que les études papier laissaient présager.

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Pour le moment, il n’y a aucune information quand à un premier vol d’essai. La société n’a pas souhaité communiquer sur un calendrier précis des différentes étapes à franchir avant de pouvoir, enfin, embarquer de futurs passagers et ouvrir un service commercial de tourisme spatial à l’horizon 2020.

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